Chambres d'hôtes et régime micro-BIC
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De plus en plus de particuliers ouvrent des chambres d’hôtes pour diversifier leurs revenus, et bénéficier de la fiscalité très douce des activités para-hôtelières. Toutefois, la loi « le Meur » vient durcir cette fiscalité pour les gérants de gites et chambres d’hôtes. 🏡 Qu’est-ce qu’une chambre d’hôtes ? Une chambre d’hôtes est un hébergement meublé situé chez l’habitant, loué à titre payant, comprenant le petit-déjeuner et un accueil assuré par le propriétaire. L’activité doit être déclarée en mairie et exercée dans la résidence principale ou dans une dépendance immédiate. 📉 L’application d’un régime « micro-BIC » désormais moins favorable Les revenus tirés de cette activité sont imposés dans la catégorie des BIC. Toutefois, les conditions d’applications du micro-BIC se durcissent. Le micro-BIC s’applique si le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 77 700 € (seuil 2025), contre 188 700€ auparavant. Ce régime offre maintenant un abattement forfaitaire de 50 % pour frais et charges, contre 71% jusque-là. Le législateur, avec l’appui de nombreuses confirmations du Conseil d’Etat et réponses ministérielles, considère que ces activités relèvent davantage de l’activité de loueur de meublés de tourisme que de l’activité parahôtellerie (CE, 16 septembre 2025, n°505228 ; RM Sénat Weber n°03822 du 1 septembre 2025). Nous rappelons qu'afin de faire référencer son activité immobilière en chambres d'hôtes, quelques obligations administratives sont à réaliser : • Déclaration de l’activité en mairie. • Tenue d’un livre de recettes et conservation des justificatifs. • Déclaration annuelle des revenus dans la catégorie BIC. • Affiliation au régime social des indépendants (SSI ou Urssaf). • Exonération de TVA tant que le seuil de franchise n’est pas dépassé. • Perception de la taxe de séjour pour le compte de la commune.